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Autobiographie : Fragments de "Histoire d'un Bourguignon" par Emeric de Bourgogne
 
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Tyler J. Hawkins
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MessagePosté le: Sam 16 Oct - 05:21 (2010)    Sujet du message: Autobiographie : Fragments de "Histoire d'un Bourguignon" par Emeric de Bourgogne Répondre en citant

Chapitre VI

Je venais d'avoir quatorze ans. Marchant seul en foret, tenant dans la main le pendentif que m'avait offert mon oncle, je sillonais une longue allée de bouleaux. Autour de moi, tout n'etait verdure. Rien ne venai etacher cette agréable journée.
Regardant devant moi, le ciel se parsemait de nuages gris, tirant au sombre. Sans m'en rendre compte, un orage se préparait au dessus de moi. Le vent se leva puissant, tordant les abres dressant les feuilles en un unique sens. J'avais du mal a rester debout.

Me débattant d'avec les éléments, j'ai apperçu une lumiere tramblotante a travers l'averse. Elle provenait d'un chaume délabrée, petite mais robuste. Elle resistait au vent.
Je m'y trainais difficilement, manquant de me faire emporter a chaque pas, mais finalement, c'est le visage tiré que je frappais a la porte de la maisonnée, qui s'ouvrit sans attendre.
Dans l'encradrement se tenait un homme aux cheveux d'or. Celui-ci me faisait signe d'entrer. Je ne pris pas le temps d'y reflechir a deux fois.
A l'intérieur, sans un mot, l'homme m'indiqua une table, et m'invita a m'asseoir, ce que je fis, respectueusement. Très vite, l'homme posa devant moi un bol de terre cuite, emplie de soupe de légumes. J'étais sauvé. L'inconnu apporta ensuite un roti bien entamé. Il me narguait. Je mangeais a ma faim, comme si c'était mon dernier repas sur cette terre.
Je fus surpris lorsque l'homme pris la parole.

Et bien! En voila une surprise! Un jeune homme, seul, en foret. Tu auras été surpris par la tempête, n'est-ce pas?
- Oui Sir..
- Et bien reste-ici le temps que le Ciel se calme.
- Merci Sir.
- Continue de manger!
- Merci Sir.
Je souriais et entamait alors le roti. L'homme retroussa ses manches, et repris son repas que j'avais intérrompu. Tout a ma degustation, j'apperçus sur le bras droit de l'inconnu, une marque identique a la mienne.. Figé en regardant cette marque, l'homme ne tarda pas le remarquer.
Il
Que t'arrive-t-il Jeune homme?
Je devais mentir.
Oh, rien Sir, je suis simplement epuisé par la tempete. Elle m'a pris de court en pleine marche.
- Il n'y a pas a dire, on n'y voit plus rien a 6 pieds devant soi. Comment t'appeles-tu Jeunot?
- Emeric Messire.
- Noble?
- Pas que je sache Messire.
Il sourit.
Je suis Karl Tigan, ascete de Bourgogne, et ancien Maire de Chalon.
-Vous? Maire?
- Oui, moi! C'était il y a bien longtemps.. Au moins quatorze longues années. Je me souviens de l'été 37.. J'ai tout perdu ce jour la. Un groupe a attaquer ma mairie, et ma mis a la porte. Ma ville prospere est devenu maudite..
- Messire?
- Je passe le fait que tu m'ais interrompu cette fois. Oui Jeunot?
- Cette marque.. sur votre avant-bras.. Qu'est-ce donc?
- Oh Cela? Une erreur de jeunesse je dirais.
Je montrais la mienne sur mon poignet. Le regard de Karl se fit terreur.. mais gardant son calme il observa la marque puis mon visage.. et encore la marque.
A ton age! Tu n'as pas honte?
- Mais de quoi parlez-vous! Je n'ai rien voulu!
- Explique-toi!
- Un jour il y a deux ans, je me suis reveillé avec cette marque.. comme si l'ont m'avait brulé au fer rouge.
- C'est le cas Jeunot.
- C'était le jour de la mort de mes parents. Savez-vous ce que cela signifie?
Karl fulminait.. il semblait tempeter contre une personne invisible.
Comment osez-vous m'envoyer un gamin! Comment osez-vous!
- Messire?
- Fiche le camp!
- Mais...
- Dehors! Execution! Sors de chez moi!

Je filais a totue vitesse, sans reclamer mon reste.
Le lendemain, je parcourais encore la meme allée, devant les memes bouleaux.. cherchant la maisonnée. Je ne la trouvais pas.
Je ne me fesais encore pas a ses paroles.. ma curiosité était en eveil face a ce qui semblait etre une piste vers mon passé. Vers ce jour tragique.
Mais je ne trouvais pas la maisonnée.


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MessagePosté le: Sam 16 Oct - 05:21 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Tyler J. Hawkins
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MessagePosté le: Sam 16 Oct - 05:22 (2010)    Sujet du message: Autobiographie : Fragments de "Histoire d'un Bourguignon" par Emeric de Bourgogne Répondre en citant

Chapitre VII


La neige recouvrait les toits tandis qu'un vent glacial soufflait d'entre les rues. L'hiver avancait lentement, trop lentement, et semblait interminable, glacant tout sur son passage. Le mercure s'affolait, mais Chalon subsistait. Chalon vivait encore, vivait toujours. La grande rue était comble. Les citoyens, les nobles, et les manants abondaient. C'était bientot Noel, et le marché était lumineux. Les lampions recouverts de poudre animales, coloraient les pavés d'un bleu turquoise, et d'un rouge bordeaux. Des vagabonds, marchants de bric a brac, ayant parcourus milles cités, s'étaient arretés a Chalon. Je parcourais une allée de baraque au vitrines alléchantes. je portais ma chemise blance et mon gilet gris, sur mes braies grises. J'etais riche et bien vetu, mon oncle y veillait. Dans ma main droite, je serrais fermement le pendentif d'O, que mon oncle toujours m'avait offert.
Un peu en avant, il marchait, le fier ancien Compte de Bourgogne, Orno de Bourgogne, frere de Laurent de Bourgogne, fils de Jacques et Bernadette de Bourgogne, lignée de Comptes.
A notre passage, tous s'inclinait respectueusement, je n'arrivais pas a m'y faire.

Emeric?
- Oui mon Oncle?
- Dis-moi, à ton avis, comment suis-je arriver là?
Je le regardais décontenancé.
- Si j'en crois mes parents, je dirais que c'est Deos qui a guidé vos pas.
D'un revers de la main, il effaca ma suggestion.
- Ridicule! En quoi Deos me serait-il plus favorabl, qu'à ces pauvres pauvres? Non Dieu n'a que faire de nos destins a chacun.
- Qu'est-ce dans ce cas mon Oncle?
- Le Pouvoir de l'Homme. Devant toi Emeric, tu as ton chemin, ta vie. De temps en temps, elle se divise en plusieurs autres chemins, mais a l'image du temps que l'on ne peut retourner, tu devras choisir un unique chemin, qui ainsi determinera en sorte le reste de ton existence. Ainsi, bientot viendra le jour ou tu devras choisir, entre te venger de la mort de tes parents, ou pardonner l'offense de ceux qui te les ont enlevés. Ce jour la, ta vie prendra tout son sens. Choisis judicieusement.
Mon oncle reprit son chemin sans ajouter aucun autre mot, et je fis de meme.


Avril 1457.

Je regardais l'horizon qui s'eclaircissait, tandis que mes pensées s'étaient egarées a cette marche de Noel, en compagnie de mon défunt oncle. Lisa était là, endormie, nichée dans le creux de mes bras. Je la contemplais, laissant filer le temps, insouciant, amoureux. La pâle lumiere du soleil vint eblouir ma vue. Je repris mes esprits. Je me rememmorais l'endroit. La clairière, dans la fôret, a l'ecart de Fribourg.. cette matinée de printemps helvétique.. Chalon était bien loin. Je soupirais.
Quand le soleil illumina le visage de Lisa, cette derniere se reveilla, emergeant doucement de son sommeil. Elle me sourît.
Je l'accueillais dans cette nouvelle journée par un baiser...


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Tyler J. Hawkins
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MessagePosté le: Sam 16 Oct - 05:23 (2010)    Sujet du message: Autobiographie : Fragments de "Histoire d'un Bourguignon" par Emeric de Bourgogne Répondre en citant

Suite Chapitre VII


Je regardais Lisa. Elle venait de se reveiller, dans mes bras, adossé a un arbre, dans cette clairiere. Le soleil peinait a se lever lui aussi.
C'est la premiere fois Lisa, que je me reveille ainsi, tenant entre mes bras une eblouissante princesse endormie.
Elle souriait.
- Si justement elle est éblouissante, c'est grace a toi son prince, qui l'a rechauffe de tes bras caressants, et l'embrase de tes baisers brulants.
Je riais, surpris de cette spontanéité qui ne la caractérisait point.
- Très bien, aussi ce prince va preparer ce que nous appelerons un petit déjeuner.
Je me levais, délaissant la douceur de Lisa, et marchait vers l'orée des arbres suivi du regard de ma compagne. Je trouvais quelques baies, fruits rouges et meme deux pommes. Luxure parmi tant d'autres...
Je suis revenu vers Lisa, et déposant mes trouvailles près d'elle, sans mot je suis reparti, vers le rocher qui dominait la prairie, et j'ai sifflé. Deux fois. Deux longues fois, suivies d'un long silence.

Rapidement, une cheval blanc apparut, portant un chat de la meme couleur. Un loup trottinait,la langue pendante, juste a coté. Un cri percant se fit entendre. Je cherchais d'où il provenait, et vit un grand hibou descendre en piquet, un pigeon foncant lui aussi. Les deux se poserent sur chacune de mes epaules.

Bien.. Maintenant que vous êtes tous là. J'ai besoin de votre aide mes amis.
Regardant le cheval.
GrisRobe, j'ai besoin que tu aille trouver une charette, tu dois t'y ateler.
L'animal hennit. Je me tournais vers le loup.
LongueDent, tu devras aider GrisRobe, puis remplir cette charette. Il me faut : de la brioche, des confitures.. du pain.. apporte tout ce que tu trouveras de comestible l'ami. Il me faut egalement un petite russe. Dans ma chaume, tu la trouveras non loin du foyer.
LongueDent grogna en abaissant legerement la tete. Le chat miaula.
Reste avec LongueDent TacheBrune, tout les trois suffirez.
Quand a vous deux, Archi, il me faut un seau de lait compris?
Un leger hulullement s'echapa du bec de l'animal.
Merci, et Colomb?
Je souriais maintenant.
Peux-tu cueillir un bouquet de violettes?
Le pigeon s'envola sans attendre. Le reste de la troupe emit un brouaha et fila a son oeuvre. Je suis alors revenu vers Lisa, tout sourire, me glissant a nouveau contre elle.

Voila très chère, il nous faut attendre.
- Emeric, que signifie tout cela? Je n'ai jamais vu quelqu'un autant a l'aise parmi ces animaux. Tu semblais leur parler!
- C'est une longue histoire Lisa...
Elle me regardait avec insistance.
... Que je te conterais tandis que nous mangerons.
Ses yeux pétillaient d'envie. Je ne pus m'empecher de rire.
Bon très bien! toujours aussi préssée n'est-ce pas?


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Tyler J. Hawkins
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MessagePosté le: Sam 16 Oct - 05:23 (2010)    Sujet du message: Autobiographie : Fragments de "Histoire d'un Bourguignon" par Emeric de Bourgogne Répondre en citant

Chapitre VIII


Les feuilles des la foret de Chalon mourraient, comme chaque année passé l'été. L'automne et son fléaut mortel s'installait dans les coeurs bourguignons. Le vent soufflait, emportant derriere lui une trainée de verdure désséchée, et les dernieres chaleurs de la mi-septembre. Bientot le froid s'insinuerais lentement jusqu'au racines memes des arbres.
Mais en dernier espoir, le soleil brillait encore de mils feux. Esseulé dans sa lutte, il se démenait pour donner encore a la nature ses derniers rayons salvateurs. En vain.
Je marchais sans chercher a me derober de sa lumiere, on aurait même dit que la foret dans sa grande mansuétue, tordait ses branches afin que le soleil parvienne jusqu'a ma peau frele et blancharde. Depuis petit, Père et Mère ne cessait de me repeter que j'avais un lien.. une sorte de relation, etrange, différente, avec la nature, avec la verdure, et ce qui nous entoure.
Je restais sceptique sur le sujet.
De toute, j'adorais la nature. Je m'y sentais chez moi plus que nul part ailleurs.

Un faible jappement me parvint a l'ouïe et cherchant son origine, je surpris entre deux pins massifs, un jeune loup, gris-marron, la patte prise dans un piege, qui lui était surement destiné. La pauvre bête sanguinolait affaiblie.

Lorsque il me vit, le louveteau montre les crocs, et grogna férocement, mais toussant par la suite, j'aurais pu croire qu'un homme et non un loup etait bléssé.

Doucement l'ami! calmais-je.. Je ne te veux aucun mal, je vais m'approcher lentement, et t'aider a te défaire de ce piege.
Le loup hurlait maintenant a la mort, si fort, que j'ai du plaqué mes mains sur mes oreilles. L'entendre etait un supplice.
Dans un dernier jappement plaintif, l'animal planta son regard dans le mien puis se tut.
Comprenant son regard, je m'executais. Il me laissa le bénéfice du doute pour que je le sauve, près a m'arracher la tete avec sa grande gueule, au moindre faux pas. Je restais calme malgré cette inhabituelle pression.

A sa hauteur je m'agenouillais et confiant, je posais mes mains des deux cotés du pieges. Prenant mon souffle, je tirais de toute mes forces, tentant d'elargir l'espace. Ce que je fis avec réussite.
La patte flageolante put se retirer, et le louveteau aussitot recula d'un bond agile, manquant toutefois de s'ecraser a la reception. Il était sauvé. Il me contemplait maintenant.
Il me remerciait. Je souriais inocemment.

Soudain, un bruit sourd parvint a nous et nous tournions tout deux le regard vers sa provenance. Quelqu'un avait marché sur une branche et l'avait cassé net. Nous n'etions pas seuls.

Qui est-là!
- Tais-toi gamin, et casse-toi!
-Qui etes-vous et que voulez-vous?
Ma question tombait de sens... Je me rapellais le piege. Je comprenais sans mal.
Je ne vous laisserais pas faire.
- Tais-toi je t'ai dit! Et File!
- Non!
- Du calme Jacob. Ce n'est qu'un gamin.
- Finissons-en les momes attendent!
-Je sais! Mais que pouvons-nous faire!
PAN!! La douleur me traversa bien avant que j'entendis ce bruit effroyable et résonnant. J'etais plaqué au sol, l'epaule traversé par une pointe de je ne sais quoi. Le feu me brulait de l'interieur et mon sang giclait. Je portais ma main à l'epicentre de la douleur. Je perdais la tete. mon sang chaud coulait entre mes doigts, mouillant ma chemise, le sol.. Je tramblais de douleur,comme si l'on m'avait planté un million d'epine dans l'epaule, et brulé en meme temps d'un tisonnier en braise. Je hurlais.
Partons!
- Qu'as-tu fait Siemens!
- Laisse tomber! Partons!
- Qu'as-tu fait malheureux...
Plus rien.. je n'entendais plus aucun bruit, sinon le louveteau et ses jappements.
J'etais au bord d'un précipice, sentant le froid m'envahir. Le loup hurla a la mort encore une fois, mais je n'en tenais plus rigueur. Sa complainte était une ode dans mes derniers instants ou je sentais la vie m'echapper. Allais-je mourir?
Etait-ce cela la fin dont les pretres et pères parlaient? Allais-je trouver le chemin? Serait puni et condamné a errer sur la Lune eternellement? J'etais effrayé.. faible et effrayé. Ma vue etait troublée du rouge sang qui me giclait au visage.

Puis ce fut le calme. Je tombais dans une lethargie, ou la douleur ne figurait plus. Je m'eloignais de cette foret, tombant, lentement, dans une chute douce et sans douleur. Tout autour de moi était blanc, sans noirceur, tout n'etait que néant.
Des bruits me parvenaient tout de meme.

Père! Vous voila! Aidez-moi!
-En quel honneur! C'est un humain, et il meure. Mangeons-le.
-Non père! Pas celui-la. Voyez le piege là, d'autres humains l'avaient dressé, et voyez ma patte. J'y etais tombé malgré moi.
- Idiot!
- Je sais Père, mais cet humain ci ma aidé. Et a sorti mon pied de l'etau.
- Alors je te laisse les meilleurs chaires.
- Non Père! Aidez-moi! Aidez-moi a le soigner! Les humains qui m'ont piégé l'ont attaqué, et une gerbe de feu est sorti d'un des humains et celui-la s'est effondré.
- Cesse tes idioties Fils! Et terminons-en!
- Père! Je vous en prie, aidez-moi a le sauver!
- Nous! Sauver un humain! Fils tu es fou, je te laisse reflechit a cela seul. Partons tous. Retournons au camps. Les jeunes attendent.
- Père! Père!
- Fais ce qu'il te plaira Fils, mais si tu le sauve, tu ne pourra revenir vers nous. Tu sens déjà bien trop l'humain..

La conversation prit fin. Je ne comprenais pas. Je n'en n'avais cure. Je me sentais bien. La douleur avait disparue. Je m'endormais lentement. Je souriais.


Je repris connaissance chez mon oncle. L'instant ne m'était que trop familier. Deux ans plutot, je m'y étais reveillé de la meme maniere, j'avais alors perdu ma famille. Qu'avais-je perdu aujourd'hui?
Je tentais de me redresser, quand une douleur m'assaillit a l'epaule. Je regardais alors l'endroit, et vit une bandage, avec uen tache rouge en son centre. Mon mouvement eut pour effet de reveiller un loup qui avait posé sa gueule sur le lit, endormi. Je sursautais et restait sans voix.
C'est alors que j'entendis dans ma tete.
Tu vas mieux?
Je regardais autour de moi. Cherchant d'ou provenait ces mots. J'etais seul avec le loup.
C'est moi qui te parle, je me nomme LongueDent.
- Tu es un loup!
- Idiot.
- Mais les loups ne parlent pas!
- A toi si. Va savoir pourquoi.
- Tu m'as sauvé!
-Tu l'a fait egalement.
- Que s'est-il passé?
-A toi de me le dire. Mais plus tard. Tu dois dormir encore.
Malgré moi j'etais extenué. Je m'allongeais a nouveau, et sans autre choix que de fermer les yeux, je perdis pied une seconde fois. Les evenements me revinrent en reve.
La douleur, le bruit, les hommes qui voulaient le loup. Ce meme loup.. sa discussion avec son père.. j'avais tout entendu. Il avait du me porter sur son dos jusqu'ici. Trouver ma maison, convaincre mon oncle de ne pas le chasser. Finalement il était là.. Je tombais encore, mais plus rien ne vint. Je dormais maintenant.


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