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Roman : De l'art a la Maniere de Mener une Vie Rondement Pleine Tome 2 , par Tyler J. Hawkins
 
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Tyler J. Hawkins
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MessagePosté le: Jeu 11 Nov - 04:09 (2010)    Sujet du message: Roman : De l'art a la Maniere de Mener une Vie Rondement Pleine Tome 2 , par Tyler J. Hawkins Répondre en citant

1458 : Quand Debrec était a Aix...


Deux jours étaient déjà passés, et Fréric ne croyait plus revoir son père un jour. Conscient d'avoir été enlevé a son insu, son esprit de rodeur des rues, de canailles de ville, n'avait pas mis longtemps a comprendre sa situation. Il n'était pas plus leurrer par cette douce atmosphère de voyage, que par l'attitude protectrice de Jade. Cette dernière n'avait pas lâché l'enfant d'une semelle depuis deux nuits. Elle le surveillait, lui parlait même, parfois, mais très vite, ne savait plus ni quoi dire, ni quoi faire de Fréric. Elle n'avait pas la fibre maternelle. Et pourtant...

Fréric?! Viens la, Marquise voudrait te parler.
- Marquise? Pourquoi? Je veux voir mon père!
- Tu le verras, bientôt...
- Menteuse!!
- Écoute, cette situation ne me plait pas plus qu'à toi. Je déteste les marmots, je ne sais pas ce qu'il m'a prit...
- Moi je sais..
dit-il en souriant, l'ironie se dessinant au coin de ses levres. Mon père vous a demandé de veiller sur moi.
- Oui.
- Et vous n'avez su refuser.
- Comme tu peux le voir...
- Jade vous êtes amoureuse!!
- Me fais pas rire!

Son ton condescendant trahissait son malaise. Soudainement la dame de fer devint fragile et toute petite, ses joues virant aux rouges, ses émotions rendant toute cachette inutile. Fréric l'avait percé, et mis a jour sa faiblesse.


-
Tais-toi donc insolent! et viens je t'ai dis.


Fréric sourit, et s'exécuta. Le petit garçon de dix ans était malin. Les années passées dans la rue lui avaient affuté l'esprit. Si l'on pouvait trouver un avantage a la pauvreté, c'est le temps qu'elle amenait, ou l'ennui devait être combler.
Ils arrivèrent tout les deux, près d'une tente verte sombre, aux allures de palace. La tenture était si grande que même les deux gorilles gardant l'entrée, semblaient tout petits.  Plus idiots que leurs pieds, les deux géants leur barrèrent la route.


Sais-tu qui je suis Cadet?
- Oui Lieutenant!
- Alors laisse nous passer.
- Oui Lieutenant!


L'arrêt fut de courte durée, et très vite, les deux furent entrés. L'air lourd et pesant les enveloppa si vite que Fréric suffoqua, étouffé dans cette atmosphère où encens et parfums s'imposaient.
Au centre, malgré une obscurité gênante, la lueur d'une bougie éclairait un visage masqué. Marquise les contemplait, ses yeux bleus, seul trait visible, reflétant son passé tumultueux.
Surpris, Fréric le fut bien plus lorsque devant eux, Marquise retira son masque, laissant ses boucles châtains claires se démêlées sur ses tempes. Même Fréric ne put que retenir son souffle devant pareille beauté. La femme ne souffrait d'aucune gene, ni le temps ni les années ne venaient assombrir la douceur de ses joues.


Laisse nous Jade.
- O-oui Madame...
- Merci. Fréric, assied toi ici..
souffla-t-elle, montrant d'un geste de la main une chaise rembourrée, sertie de cuir tanné, et une table ou trône différents mets. As-tu faim? Soif?
Aucune réponse ne vint du petit, mais tant de question s'entrechoquaient en lui.
Où est mon père?
- Il aura bientôt terminé. Demain il arrivera a Forcalquier.
- Où est-ce?
- L'endroit où nous devons le retrouver. Nous irons la-bas, et toi aussi, mais d'abord nous devons parler.
- Parler? Pourquoi?
- Sais-tu seulement qui je suis?
- Marquise, la femme qui m'a fait enlevé.
- En vérité, je me nomme Marionne, fille du Duc d'Anjou.
- Marionne...
- Je suis également ta mère Fréric.


La surprise cloua l'enfant sur place, incapable d'articuler un mot. Quelle n'était pas son étonnement! Il n'y croit pas vraiment.
Il se reprit et enchaina sans attendre plus.


Ma mère est morte il y a deux ans. Vous dîtes n'importe quoi.
- Deux ans tu dis? Comment s'appelait-elle?
- Katy.
- Ce devait être la nouvelle compagne de Debrec. Mais je t'assure que c'est bien moi qui suit ta mère.
- Prouvez-le!
- Tu as une tache de naissance derrière gauche.. comme moi.


Du revers de la main, elle repoussa sa chevelure soyeuse, et se tournant vers la droite, lui montra son oreille et la petite tache qui s'y cachait. Elle était identique a la sienne. Ebahi, Freric regardait maintenant la dénommée Marionne, vacillant entre deux.


Mère?
- Oui mon Fils.

Elle sourit, et en un instant, Fréric s'était relevé, et jeté dans ses bras, comme deux parties d'un tout qui enfin de complète. Tant de temps avait passé , et voila qu'il rencontrait sa mère.

Tu m'as manquée Fréric.
- Mais... où étais-tu tout de temps?!!
- C'est une longue histoire
-Nous avons le temps!
- Oui c'est vrai, mais je parlerais a la condition que tu te nourrisse.
- Bon...


Marionne débuta son récit.

Il y a un peu plus de onze ans, mon Père, recueillît Debrec, ton père. A la vérité, il l'acheta, en tant qu'esclave, au détour d'une foire publique. Debrec se distingua rapidement et devint le valet de mon Père. Il était chargé simplement d'exécuter les ordres, tous. Il logeait chez nous, dans notre château. Tu comprendras que je sois tombée amoureuse. Ton père était beau, jeune, arrogant, ambitieux... enchaîné... et terriblement attirant... J'ai perdu la tête.

Très vite, nous nous sommes rapprochés, nous voyant en secret, nous cachant des yeux de mon Père. Ce qui n'était pas chose aisée, car a l'époque, mon Père était déjà Bailli. Malgré les difficultés, nous nous aimions et ce qui devait arriver, arriva. Je tombais enceinte, et Debrec en était le fautif.

A ta naissance, tu eux les yeux verts, trait trahissant ma faute. Seul Debrec les avait aussi. Il s'enfuit, t'emportant avec lui, sans laisser ni trace ni indice. Je vous ai perdu tout les deux ce jour la. Je ne sais rien de toi ni de ton père. Pendant diz ans, je vous ai chercher, tandis que mon Père me cherchait un nouvel époux.

Un jour j'ai retrouvé sa trace, il y a un an. J'avais besoin de lui.

-De quelle manière?
- Cette partie là il s'en chargera de t'expliquer. Je ne peux t'en dire plus.
- Vas-tu repartir?
- Oui...
- Tu ne peux pas!
- Je ne peux pas rester. Si mes ennemis apprenent ton existence, je te perdrais a jamais.
- Et Père?
- Tu continuera a vivre avec. Nous nous reverrons Fréric. Mais promet moi une chose, primordiale.
- Oui?
- Ne dit rien de tout cela a ton Père.


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MessagePosté le: Jeu 11 Nov - 04:09 (2010)    Sujet du message: Publicité

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